« Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu. Et cela n’a pas eu lieu sans serment. (…) Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente. » Ce passage de l’épître de Paul aux Hébreux (7, 18à 22), le prophète Olivier l’a explicité en des termes plus directs vendredi dernier, lors d’un échange avec la presse, sur la dîme. L’interview a eu lieu au Temple Mwana Mwasi na Siona,(entendez : La Fille de Sion), sur rue Dispensaire à Masina II. « La perception de la dîme met les serviteurs de Dieu à contre-courant de Jésus-Christ. Si vous êtes pasteur, évangéliste, docteur de la Parole, apôtre, prophète, vous levez la dîme, vous n’êtes pas sur les pas de Jésus-Christ. Car son avènement marque la fin de l’ère de la loi », a-t-il dit. Pendant ce temps, il s’observe que la dîme est considérée comme l’impôt que les fidèles payent aux responsables d’églises. A Kinshasa où les pasteurs, évangélistes, apôtres, etc. gèrent leurs églises avec beaucoup d’autorité, tous les moyens sont utilisés pour pousser les fidèles à honorer la dîme. En conséquence, l’on assiste à la montée d’une sorte de bourgeoisie au sein des églises de réveil et indépendantes. « Ni Jésus-Christ, ni ses disciples ni le prophète Simon Kimbangu n’ont fait allusion à la dîme », a ajouté le prophète dont l’interview suit :
- L’Avenir : A ce jour, la dîme fait le beau temps de beaucoup de responsables d’églises. Pouvez-vous expliquer ce qu’on appelle couramment à Kinshasa : « moko na dzomi »(Traduire : le un dixième) ?
- Prophète Olivier : Au temps de Moïse, les fils de Lévi avaient le droit de lever la dîme sur les autres tribus d’Israël. Cette ordonnance concernait exclusivement les serviteurs qui étaient permanents dans le temple. (Lire dans Hébreux 7, 4 à 6). L’avènement de Jésus Christ marque la fin de la loi. Car il est venu pour la grâce, l’amour du prochain et la résurrection. Cela responsabilise chacun à donner volontairement. Car la contrainte est révolue avec l’ère de la loi de Moïse. Donc à ce jour, comme le démontre l’épître de Paul aux Galates 4, 4 à 5, ceux qui perçoivent la dîme sont séparés de Christ. « Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi, vous êtes déchus de la grâce. Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’Espérance de la Justice. »
- L’Av : Quand est-ce que cette pratique est entrée dans la vie des églises de Kinshasa ou de la RD Congo ?
- Proph : De Pierre à ce jour, chacun qui fonde une église s’y emploie selon soit la pensée du Christ soit la loi de Moïse. Toutefois, Jésus avait prophétisé sur de faux enseignants de la Parole qui surgiraient après lui. « Vous les reconnaîtrez à leurs œuvres », a-t-il prévenu. Il a dit aussi qu’aucune pierre ne resterait sur l’autre. Donc, tous les faux et séducteurs passeront, mis à les deux Oliviers, selon la Révélation de Jean dans Apocalypse 11, 3 à 6. En effet, ceux qui servaient dans le temple avaient trouvé dans les enseignements de Jésus Christ une menace à leurs pratiques juteuses. Si bien qu’ils ont comploté contre lui. Son avènement avait défait, bien par ailleurs, le statut de Rome. Et dans le même ordre d’idée, ses disciples n’ont pu avoir la vie sauve. Etant donné qu’il fallait les empêcher à tout prix de perpétuer ce qu’ils avaient reçu de lui, pour laisser le champ à la loi de Moïse. Dans l’évangile de Matthieu 21, 33 à 41, nous lisons, à propos, la parabole du Messie telle que cela a été rendu. Quand Jésus est venu dans sa mission terrestre, les maîtres de la loi ont multiplié d’astuces, afin d’avoir raison de sa vie.
- L’Av : A votre avis, quel est l’objectif de la dîme dans les églises actuelles ?
- Proph : À travers la perception de la dîme, ceux qui se proclament serviteurs de Dieu poursuivent des intérêts personnels. La dîme ne sert qu’à enrichir ceux qui ont ou qui conduisent des églises.
- L’Av : Quand vous parlez de la dîme, pouvez-vous évoquer des passages bibliques appuyant votre prise de position par rapport à cette pratique répandue ?
- Proph : Matthieu 6, 1 à 4 ; Matthieu 23, 23 à 26 ; Luc 11, 42 à 46 ; Jean 1, 17 ; II Corinthiens 9, 6 à 8 ; Galates 6, 6 à 9 ; Hébreux 27, 4 à 5. Voilà quelques versets parmi tant d’autres susceptibles d’édifier les humbles sur cette pratique qu’est la dîme.
- L’Av : Qu’est-ce que les fidèles perdent en payant la dîme ?
- Proph : Mis à part les fils de Lévi, Dieu n’a institué personne d’autre pour le prélèvement de la dîme. Sous la grâce de Jésus-Christ, en effet, lever la dîme n’est pas une pratique autorisée, puisque la venue de Jésus Christ consacre la fin de la loi. L’apôtre Paul est clair à ce sujet, dans son épître aux Galates 4, 4 à 5.
- L’Av : Quand vous condamnez cette pratique, que recommandez-vous à la place ?
- Proph : Dans La Bonne Nouvelle de Jésus -Christ, le maître mot, c’est l’amour du prochain. Tout, en effet, tourne autour de l’amour. Là où règne l’amour, la main qui donne ne le fait pas sous contrainte comme pour la dîme. La joie, la paix découlent de l’amour. Sous la grâce du Christ, les serviteurs du temple ne doivent pas contraindre les fidèles. Il faut laisser agir l’amour et la tempérance. Que les gens donnent par amour, donc librement. Jésus-Christ a instruit ses disciples, quand il les envoyait à l’œuvre : « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement », lit-on dans Matthieu 10, 8 ou encore : « Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret, et ton Père qui voit dans le secret, te le rendra », Matthieu 6, 3 à 4.
- L’Av : A votre avis, pourquoi des serviteurs de Dieu que vous condamnez persistent-ils dans ce que vous appelez « des pratiques de la loi de Moïse » ?
- Proph : Je suis le prophète Olivier, porteur d’un enseignement précis de la part de Dieu. Que celui qui veut être sauvé choisisse entre l’amour selon la grâce de Jésus-Christ et la dîme. Car la dîme est une trahison à la vie que nous avons reçue du Christ. Ce que je vous dis, je le dis avec horreur. Beaucoup qui servent à l’église vont perdre la vie à cause de cette pratique frauduleuse qu’est la dîme. « En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’aurait pas été question de la remplacer par une nouvelle (…) », dit l’apôtre Paul aux Hébreux 8, 7 à 8.
- L’Av : Etes-vous conscient que la perception de la dîme entraîne de gros intérêts financiers que les responsables d’églises ne peuvent abandonner facilement ? Alors, ne craignez-vous pas pour votre propre sécurité et pour la crédibilité de vos enseignements ?
- Proph : Dans La Bonne Nouvelle, chacun se charge de son fardeau. Car il est dit que celui qui est habitué à des pratiques corrompues ne les laisse pas facilement. De même que ceux qui s’identifiaient à la loi de Moïse s’étaient sentis trahis par les nouveautés apportées par Jésus-Christ. Dans Hébreux 10, 5 à 10, il est démontré que l’avènement de Jésus-Christ marque un temps nouveau qui n’est pas celui de la loi de Moïse. En effet, il n’est pas recommandé, car c’est contre-nature que d’entremêler des pratiques liées à la loi et au temple de Moïse à l’Eglise corps du Christ. Dons, collectes, aumônes sont des pratiques admises dans l’Eglise corps du Christ. Lorsqu’une personne prend un peu de son argent et veut donner cela aux serviteurs de Dieu, cela est un don. La collecte, quand un groupe de fidèles prend une initiative d’une mise en commun des biens pour ce faire.
- L’Av : Pouvez-vous affirmer à la face du monde que la colère de Dieu est sur ceux qui, tout en travaillant à l’église, perçoivent la dîme ou encouragent cette pratique ?
- Proph : Il n’appartient pas au prophète Olivier d’empêcher ceux qui sont familiers à la dîme de s’employer à leur habitude. Cependant, ce qui est vrai c’est que la colère de Dieu s’abattra sur chacun des humains, en fonction de ce qu’il mérite. Le jugement portera sur la Bible et non en dehors. (…) Dieu va frapper le monde avec des fléaux redoutables. Ceux qui lèvent ou versent la dîme n’échapperont pas à la sainte colère de Dieu. Le ciel s’obscurcira, il y aura de fortes précipitations, du soleil et de la lune s’écoulera du sang. Ce sera un événement dépassant tout entendement. Telle est l’alerte que lance le prophète Olivier. Les deux Oliviers, comme cela a été si bien révélé à Jean dans Apocalypse 11, 3 à 6. « (…) Ils ont le pouvoir de fermer le ciel, afin qu’il ne tombe point de pluie pendant les jours de leur prophétie ; et ils ont le pouvoir de changer les eaux en sang et de frapper la terre de toute espèce de plaies, chaque fois qu’ils le voudront ».
- L’Av :Quand certains fidèles vous répondent : « Ne jugez point, car un seul est juge dans les Cieux ». Comment réagissez-vous par rapport à votre mission de prophète Olivier ?
-Proph : Je répands la Bonne Nouvelle selon l’entendement que Dieu a mis en moi. Je sers dans le contexte de la grâce de Jésus Christ. De ce fait, je dois m’abstenir de contraindre les fidèles à verser dîme, et offrandes. La puissance qui accompagne la Bonne Nouvelle que je prêche est palpable et les témoignages abondent. Des malades dépourvus de sang sont placés de longues minutes sous un palmier. Après quoi, ils n’ont plus besoin de transfusion sanguine. Même le citron, la boisson fanta, le bonbon rouge à tige, la gorgée de fufu ( la pâte de manioc) avalée à chaud, tout cela produit des effets thérapeutiques sur des malades qui viennent nombreux. Des mauvais esprits sortent des malades, du sucre dilué dans un verre d’eau agit avantageusement sur des malades mentaux, etc. Tous ces miracles accompagnant La Bonne Nouvelle sont alignés dans la grâce du Christ qui, lui seul, a donné l’instruction suivante : « (…) Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ». En somme, quand bien même le prophète Oliver admettrait dons, collectes ou aumônes, il ne lui convient pas, le cas échéant, de mobiliser des fonds ou de faire des recettes par des pratiques comme : dîme, dîme des dîmes, offrandes, semence des biens de valeur, etc.